SAINTS SARTHOIS :
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Saint Julien :
Selon la « Légende Dorée » de Jacques de Voragine, saint Julien aurait été envoyé par les apôtres pour évangéliser les cénomans. Ces derniers restèrent insensibles à la foi de Julien, jusqu’à une journée de grande canicule où il fit jaillir une source, qui se trouverait à l’emplacement de l’actuelle place de l’éperon au Mans. Le Defensor (gouverneur de la cité) souhaite alors le rencontrer et Julien le persuade du bien fondé de son message. Le Defensor et le peuple sont convaincus par ce témoignage de la puissance divine, et Julien devient ainsi le premier évangélisateur du Maine puis le premier évêque du Mans. Une église est construite, qui sera consacrée à saint Gervais et saint Protais avant de devenir l’actuelle cathédrale Saint-Julien.
A sa mort, saint Julien est enterré à la chapelle du Prieuré Saint-Julien (Saint-Marceau). Son corps est ensuite transféré à Notre-Dame du Pré au Mans : le vitrail du 15ème siècle retrace le miracle de saint Julien.
La chapelle du prieuré Saint-Julien possède toujours un reliquaire contenant un pouce du saint et quatre verrières du 16ème siècle racontent sa vie.
Sur les pas de saint Julien …
Partez sur les traces de saint Julien en visitant le Prieuré Saint-Julien à Saint-Marceau (ouvert toute l’année sur demande), et au Mans la cité Plantagenêt (la cathédrale, la place de l’Eperon) et Notre Dame du Pré.
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Saint Calais :
Carilephus (ou Carliph, Karileph, Karilef … qui donnera Calais) s’installe à Casa Gaïani, une province du Maine baignée par l’Anille, par désir de calme et de solitude.
Avec l’aide de Childebert Ier, il y fonde un monastère qui deviendra l’un des plus importants du Maine, il sera l’un des seuls à se relever des invasions normandes du 9ème siècle.
Lors de ces invasions, les restes de Karileph sont transportés à Blois, protégés par un suaire sassanide du 7ème siècle, brodé de soie et de fils d’or. Ce suaire, classé monument historique, est un précieux témoin des relations entre l’orient et l’occident à cette époque, mais aussi un exemple exceptionnel de cette période, puisque seul trois autres exemplaires d’un tel tissu existent encore aujourd’hui au monde.
Sur les pas de saint Calais …
Après avoir visité l’église Notre-Dame de Saint-Calais (reliquaire qui abrite les restes du saint), admirez le suaire à la salle du conseil municipal de l’Hôtel de ville. |
Sainte Scholastique :
Sœur jumelle de saint Benoît de Nurcie (fondateur de l’ordre des bénédictins), Scholastique a vécu une vie dédiée à Dieu dans son village natal italien.
Alors que son frère Benoît était de passage chez elle, elle lui demande de rester passer la nuit, afin de discuter du bonheur céleste. Ce dernier refusant au nom de la règle de Saint Benoît, elle pria, et pria tant, qu’un orage se déclencha, obligeant son frère à demeurer à ses cotés cette nuit là.
Scholastique meurt quelques années plus tard au Mont Cassin (vers 542).
Un siècle plus tard, sous l’épiscopat de saint Beraire (654 – 670), le corps de la Sainte est transporté jusqu’au Mans et abrité dans un monastère qui porta son nom. Ce monastère fut détruit lors des invasions normandes du 9ème siècle, mais une partie du corps put être emmené en 874 au monastère de Juvigny les Dames et l’autre partie mise à l’abri dans la citadelle, à la collégiale Saint-Pierre la Cour.
En 1134, un gros incendie détruisit la ville du Mans, et la châsse ne fut pas épargnée, mais cela ne ralentit pas la dévotion des manceaux pour sainte Scholastique, qui fut alors proclamée par le peuple et la municipalité patronne et protectrice de la cité.
Sainte Scholastique est toujours invoquée pour protéger des incendies.
Sur les pas de sainte Scholastique …
Les reliques de la sainte ont disparu, mais son culte est toujours présent, comme le prouve la statue qui lui est dédiée sur la façade de la Visitation au Mans, ou encore la ravissante chapelle qui porte son nom à Saint-Jean d’Assé. |
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Saint Ménelé :
Ménelé, jeune homme pieux originaire de Précigné, est forcé au mariage par ses parents. Pour mener la vie contemplative dont il rêve, il s’échappe la veille de ses fiançailles et traverse une partie du territoire pour s’installer en Auvergne, où il fonde un monastère. Il est immédiatement canonisé après sa mort, le 22 juillet 720.
Ce saint, très important pour les auvergnats, a aussi sa place dans le cœur des précignéens qui organisent tous les ans une procession à la chapelle Saint Ménelé autour du 22 juillet.
Saint Ménelé est le patron des cultivateurs : il aurait chassé des lapins qui dévastaient les champs de Précigné à la seule force de la prière. Il est donc invoqué par les agriculteurs.
Il est la plupart du temps représenté avec un lapin à ses pieds.
Sur les pas de Saint Ménelé …
Pèleriner en Sarthe propose un itinéraire à Précigné pour retourner sur les traces de saint Ménelé. |
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